Maladies

Le guide pour lutter contre l’odium

Qu’est-ce que l’oïdium ? 

Une poudre blanchâtre s’est déposée sur vos feuilles de rosiers, vos boutons de fleurs de courgettes ou encore sur vos tiges de bégonias d’intérieur ? Ce feutrage est sans doute de l’oïdium. Plusieurs champignons sont à l’origine de cette malade cryptogamique : le Podosphaera (oïdium des courgettes, du rosier ou du fraisier, selon l’espèce), l’oïdium (oïdium des tomates) ou encore Erysiphe (oïdium de la vigne). 

Cette pathologie courante peut compromettre la floraison ou la récolte des fruits et légumes, une bonne raison pour lutter contre ce champignon, et adopter de bonnes pratiques pour limiter sa prolifération.


Comment reconnaître une attaque d’oïdium ? 

Les champignons de l’oïdium se développent sur les végétaux lorsque trois conditions climatiques sont réunies : 

  • Des températures supérieures à 15°C.
  • Une humidité ambiante élevée.
  • Pas de pluie.

Encouragés par cette météo, Podosphaerea ou Erysiphe vont former à la surface de la plante colonisée des filaments blanchâtres. Cette couleur explique l’autre appellation de l’oïdum : « pourriture blanche » ou simplement « blanc ». 

Ces micro-organisme se nourrissent de la plante et leurs spores (les conidies) vont se répandre autour du végétal infecté à vitesse grand V.  


Mildiou et oïdium, quelle différence ? 

Quelques indices peuvent vous aider à ne plus confondre mildiou et oïdium : 

  • La couleur des taches : le mildiou se caractérise par des taches jaunes concentriques, tandis que l’oïdium provoque une sorte de feutrage poudreux et blanc. 
  • La localisation de l’attaque : l’oïdium préfère la face supérieure des feuilles, le mildiou l’inférieure. Attention, il peut y avoir des exceptions à cette localisation. 
  • Les conditions atmosphériques : l’oïdium n’apprécie pas du tout la pluie, le mildiou a besoin d’humidité. C’est la raison pour laquelle on déconseille de mouiller le feuillage des plantes au moment de l’arrosage pour empêcher le mildiou. 

Les dommages occasionnés par l’oïdium 

Dès le printemps, l’oïdium s’invite dans les jardins et également dans les maisons. Apprenez à bien identifier cette pathologie avant de poliment l’éconduire. 

Le champignon s’attaque à différentes plantes : 

  • Au jardin d’ornement : rosier, laurier, fusain, chêne… 
  • Au potager : cucurbitacées (melon, courgette, courge, concombre…), fraisier, pomme de terre, l’aubergine… 
  • Au verger : pommier, cognassier, pêcher, groseillier et vigne figurent parmi les arbres et arbustes fruitiers les plus concernés. 
  • Plantes d’intérieur : kalanchoe, bégonia.

L’oïdium se présente comme une sorte de voile blanchâtre (un feutrage) qui se dépose sur toutes les parties de la plante. Les feuilles sont généralement les plus touchées, mais le feutrage peut également se déposer sur les bourgeons foliaires ou floraux, les tiges ou encore les jeunes fruits. 

Les feuilles touchées se recroquevillent, se nécrosent et meurent. Quant aux fruits touchés, ils se déforment, émettent une sorte de gomme, puis deviennent impropres à la consommation. La récolte d’un pommier touché par l’oïdium peut ainsi être gravement compromise. 


Comment traiter contre l’oïdium ?  

Pour éliminer l’oïdium, il existe de nombreuses solutions, dont la   lutte biologique.. 

Le bicarbonate de soude, à pulvériser sur l’ensemble de la plante, de la tige aux feuilles en passant par les bourgeons, combat l’oïdium sur toutes les plantes. La lécithine, dérivé huileux du soja, a également prouvé son efficacité sur l’oïdium des fruitiers, de la salade et des arbustes d’ornement. 

Oïdium sur courgette ou concombre

Du purin de prêle peut être pulvérisé sur les jeunes pousses de courgette ou de concombre. Plus tard dans la saison, passez au soufre minéral.

Oïdium sur plantes d’intérieur

Laissez de côté le soufre minéral, un peu agressif pour l’intérieur, et passez à une pulvérisation de décoction de prêle. Testez également deux solutions de lutte biologique « spécial placard de cuisine » : 

  • une macération de gousses d’ail (une tête dans 10 litres d’eau à faire bouillir puis patienter deux jours)
  • du lait dilué dans de l’eau en pulvérisation peut contribuer à lutter contre l’oïdium.

Oïdium sur pommier, prunier et sur la vigne

Pensez à pulvériser du purin de prêle au moment de la floraison. Le soufre minéral donne quant à lui de bons résultats grâce à son action fongicide puissante. Patientez 3 jours avant de récolter les fruits après traitement. 

Oïdium sur rosier

Un produit anti-oïdium spécial rosiers préviendra et protègera contre le blanc du rosier. Autre solution, une pulvérisation de soufre minéral détruira les spores de l’oïdium tout au long de la saison. 


Comment empêcher l’oïdium ? 

  • Les plantations en rangs serrés sont à proscrire pour circonscrire la contamination. 
  • Au tout début d’attaque, éliminez manuellement les parties de la plante touchées. Attention, ne vous débarrassez pas des déchets dans le compost. 
  • Certaines variétés de plantes sont peu sensibles à l’oïdium, comme la courgette « Astia » ou le potimarron « Red Kuri ». 
  • Désinfectez bien les outils de jardin pour ne pas propager les spores d’oïdium. 
  • En prévention,  purin de prêle et  bicarbonate de soude peuvent donner de bons résultats. 

FAQ

Quel traitement utiliser pour lutter contre l'oïdium ?

Pour lutter contre l’oïdium, utilisez des solutions naturelles comme le bicarbonate de soude (1 cuillère à café par litre d’eau) ou un traitement à base de soufre. Éliminez les parties touchées et aérez les plantes pour réduire l'humidité. En Belgique, où l'humidité est élevée, une surveillance régulière est essentielle pour prévenir la propagation.

Quelles plantes sont les plus touchées par l'oïdium ?

L’oïdium touche particulièrement les rosiers, les courgettes, les tomates, et certaines plantes ornementales comme le bégonia. Les conditions humides et peu ventilées, fréquentes en Belgique, favorisent son apparition. Les jeunes plants et les feuilles tendres sont les plus vulnérables.

Faut-il écrire odium ou oïdium ?

Il faut écrire oïdium, avec un tréma sur le "i". Ce mot désigne une maladie fongique des plantes. Le terme "odium", sans tréma, est un mot latin signifiant "haine" et n’a aucun rapport avec la botanique.

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